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1 - Introduction L'engraissement est un paramètre qui intervient sur la luminosité générale d'une image imprimée avec la technique des trames de photogravure. On peut faire correspondre ce paramètre à la correction du gamma qui joue le même rôle sur la luminosité des moniteurs On peut résumer la problématique en une phrase : savoir gérer la correspondance entre la luminosité d'une image imprimée (engraissement) et la luminosité de cette même image à l'écran (calibrage de photophop et calibrage de l'écran). Disons le tout de suite, l'engraissement est un facteur lié essentiellement à la qualité du papier et aux conditions d'impression. Mais dans l'ensemble, les cas où des engraissements importants interviennent, restent plutôt peu fréquents et par conséquent les réglages le concernant ne devraient que rarement être modifiés. On pourrait donc lui donner la définition suivante : l'engraissement est un defaut lié à la façon dont l'encre s'étale sur le papier. Sa conséquence est l'augmentation de la taille du point de trame.
La photo du bas représente la version imprimée de l'image. Le point de trame s'est agrandit en fonction de la qualité du papier. L'image subit une perte de luminosité. Sur les images en couleur, la teinte peut varier en foction del'engraissement.
L'engraissement est la conséquence de plusieurs facteurs qui interfèrent les uns avec les autres. On utilise donc des termes différents pour les classer . Les techniciens de l'imprimerie appellent engraissement mécanique ou engraissement estimé, l'augmentation réelle du point de trame sur le papier. Cette anomalie peut être encore amplifiée par la qualité des points que produit la flasheuse, par l'exposition des plaques d'imprimerie, par la quantité d'encre ; l'humidité ambiante, etc. Toute ces causes qui proviennent du matériel, de la presse offset dans la plupart des cas, est appelé l'engraissement estimé. D'après les imprimeurs, l'engraissement estimé doit être compris entre 2 % et 5 % et c'est effectivement une valeur courante sur les papiers couchés. le deuxième phénomène qui intervient dans l'engraissement, est l'engraissement optique. Tout imprimé à base de trame subit ce phénomène dû à la zone d'ombre dans le papier créée par le point de trame. Qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas d'engraissement mécanique, l'engraissement optique est un phénomène naturel inévitable. Une épreuve tel un cromalin qui subit un engraissement mécanique nul produit dans tous les cas un engraissement visuel. Cet engraissement optique doit être pris en compte pour toute correction ultérieure puisqu'il intervient dans l'aspect du document. Généralement, la proportion de l'engraissement optique est nettement supérieure à la proportion d'engraissement mécanique. La première conséquence est qu'un engraissement réel de 4 % sur le papier sera traduit dans Photoshop par une correction d'engraissement d'environ 22 %. Les scanners professionnels qui numérisent en couleurs CMJN, le font dans un profil de sortie proche des épreuves-contrats. Il sont souvent calibrés pour simuler un engraissement de 18 %.
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