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Contrôle de l'engraissement

26/07/2007 - Lu 594 fois
Tous les professionnels expérimentés savent très bien anticiper le problème de l'engraissement.

2 - Contrôle

Tous les professionnels expérimentés savent très bien anticiper le problème de l'engraissement. Les conducteurs offset savent gérer leurs encriers pour se rapprocher du cromalin, même si la machine ou le papier génère un certain engraissement.

Les infographistes savent également entrer un profil dans Photoshop avec un engraissement mieux adapter au papier utilisé.

Par contre, rares sont les imprimeurs qui acceptent de fournir à leurs clients un taux d'engraissement ou même un profil à utiliser pour un travail précis. Dans leur culture, c'est le photograveur qui gérait ce genre d'informations. Actuellement, ils ne veulent pas ou ne savent pas donner cette information. L'infographiste devra donc déterminer lui-même, la plupart du temps, l'engraissement à adopter, mais dans la grande majorité des cas, un engraissement identique à l'épreuve de contrôle est suffisant. Si on a aucune information sur la qualité du papier, on fera une conversion vers un profil CMJN dont l'engraissement est standard (entre 18 et 20 %).

Si on estime que le profil CMJN ne reproduit pas exactement la véritable valeur d'engraissement, parce que l'image est trop claire ou trop foncée, on n'est pas obligé de le refaire entièrement le profil, on peut modifier le profil existant uniquement sur sa valeur d'engraissement.

Cette correction manuelle n'est pas possible avec Photoshop sur les profil Version 2 et ultérieurs, il faut utiliser un logiciel spécialisé dans l'édition de profils.

On peut estimer la correction "à l'œil", mais le mieux et de faire un relevé au densitométre sur un échantillon de trame à 50 %

Bien que la distribution de l'engraissement sur les trames claires et les trames foncées se répartit de façon proportionnelle par rapport à la taille du point , on parle toujours de sa valeur absolue sur la couche de 50 %. C'est une convention qui a toujours existé en photogravure.

Cette précision faite, et elle est très importante car elle génère souvent des confusions chez l'utilisateur débutant, on peut passer au test proprement dit.

On fabrique la charte test (pour simplifier nous ne parlerons que de la procédure simplifiée avec du gris à 50 %) en créant un carré gris rempli de noir à 50 %.

Le fichier est flashé et contrôlé à la sortie de la développeuse. Ici l'engraissement toujours possible si la flasheuse n'est pas bien réglée, n'est absolument pas toléré. On doit donc trouvé un point de trame à 50 %. La tolérance d'erreur généralement admise doit être inférieur à 1 %. En pratique le film est bon si la trame est mesurée entre 49 % et 51 %.

Ensuite après fabrication de la plaque Offset, on imprime sur le papier concerné et on effectue la mesure à l'aide d'un densitomètre. La différence relevée est appelée "engraissement". Par exemple si le densitomètre mesure 60 % sur le papier, alors qu'il mesure 50 % sur le film, on dit que l'engraissement absolu est de 10 %.

(Si on parlait en valeur relative, on dirait que 10 représente un accroissement de 20 % par rapport à 50.)

Vous remarquez donc que l'on parle bien en mesure absolue et que l'on parle bien de mesure globale. Photophop a adopté le language des imprimeurs et parle également en valeur absolue. Les chiffres correctifs que l'on entre sur les courbes seront des valeurs absolues.

Une fois cet engraissement connu, il suffit de charger cette donnée dans le profil CMJN.

Il est très important de comprendre que le fait de modifier le profil CMJN va corriger l'affichage des images CMJN, mais ne les corrige pas. Dans ce cas, le profil CMJN joue le role d'Epreuve -écran, il vous indique le rendu de votre engraissement. C'est le fait de les voir plus claires ou plus foncées à l'affichage qui doit vous faire prendre la décision de retoucher ou pas les images.