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Causes de l\'engraissement

26/07/2007 - Lu 3865 fois
La cause essentielle de l'engraissement est l'effet optique produit par le point de trame.

3 - Causes

La cause essentielle de l'engraissement est l'effet optique produit par le point de trame. Même si le point de trame sur le papier pouvait être identique au point du film, il y a un effet d'optique dû à l'ombre que produit le point de trame dans l'épaisseur du papier. Il y a en quelque sorte un cône d'ombre qui perturbe la réflexion de la lumière blanche aux alentours du point. Plus le papier est fin plus le phénomène augmente. L'engraissement optique ne peut pas être éliminé ni réduit. Il faut faire avec. Il tourne autour de 18 % pour les épreuves analogiques. Le papier subit un peu moins ce phénomène optique, mais par contre est sujet à l'engraissement mécanique du point.

 

L'engraissement mécanique est le défaut qu'a le papier d'élargir le point de trame. Cela est dû à sa porosité qui reproduit un effet buvard plus ou moins fortement selon sa qualité. A propos de qualité, on distingue deux grandes familles de papier. Les papiers non couchés dont la surface est identique à l'intérieur du papier, donc relativement poreux et les papiers couchés dont la surface a subi un traitement mécanique pour compacter sa surface jusqu'à la rendre lisse et brillante. Vous avez donc compris que ces deux familles vont se comporter tout à fait différemment du point de vue de l'engraissement. Les papiers non couchés provoquant le plus souvent un engraissement supérieur à 25 % alors que les papiers couchés resteront plus souvent autour de 20 %.

Il vaut mieux, pour les utilisateurs de Photoshop, toujours parler en engraissement total. Cela veut dire qu'un papier non couché a un engraissement global de 25 %, c'est-à-dire un engraissement mécanique de 10 % en plus de l'engraissement optique de 15 %.

L'engraissement subit des écarts considérables en fonction des différents papiers. Cela va du couché sur chrome extrêmement lisse avec un engraissement inférieur à une épreuve analogique, au papier journal qui réagit comme une éponge et peut demander une correction d'engraissement de 30 % voire supérieure.

L'épaisseur du papier entre en ligne de compte aussi. Plus le papier est épais, plus le point de trame restera fidèle à l'original. On a remarqué qu'un léger engraissement améliore l'aspect générale avec notamment un élargissement du gamut des couleurs quadri et un lissage des rosaces par dilution des bords.

Il y a également d'autres facteurs qui viennent encore ajouter à l'engraissement. Ils sont directement liés à la presse Offset. Il y a l'exposition des plaques qui peut reproduire le point avec une petite différence. Puis l'encrage sur les blanchets et enfin la pression de la presse sur le papier.

Un autre facteur plus difficile à cerner est la forme du point produit par la flasheuse. Si le point est bien rond avec des bords nets, il n'y a pas de problème. Par contre si le bord du point est déchiqueté avec des pointes et des criques, tous les défauts vont se remplir par capillarité et ajoute a l'effet d'engraissement. Ce problème est directement lié à la qualité de la flasheuse et à la résolution de flashage employée.

Si à l'écran une différence de 3 points se remarque immédiatement, sur le papier, le même écart est nettement moins perceptible. Un oeil non professionnel ne verra peut-être aucune différence entre un Cromalin à 18 % et un imprimé à 21 %.